Voici les résultats promis pour retrouver les informations.
Sur une vingtaine de livres, dans 3 j’ai retrouvé cette indication mais sans précision particulière : Catherine Bardey – Savons et parfums faits maison - et Linda Hamblen – Making scented soaps – et Tatyana Hill – Soap handmade, pure and natural - le mentionnent sans donner de détail. En revanche, Suzan Miller Cavitch - The natural soap book – et The soap maker’s companion - donne des explications plus précises. Je donne ici une traduction très succinte (dans chaque livre il y a pratiquement 3 pages d’explication pour l’huile d’olive).
Les huiles d’olive de grade A sont plus riche en acide gras libres. Les huiles de grade B, dont l’huile de pomace dérive, sont moins bonnes pour être utilisées en cuisine mais meilleures pour la fabrication du savon. L’huile de pomace est obtenue par extraction avec un solvant qui est généralement l’héxane. Suivant la qualité de l’huile d’olive, les composés ne réagissent pas de la même façon avec l’alkali.
Le pourcentage d’insaponifiables est très élevé dans l’huile de pomace et très faible dans les huiles d’olive de grade A et extra vierge. Les insaponifiables de l’huile de pomace forment une épaisse, cireuse, « synergistic soup », faisant que les huiles sont plus visqueuses et plus rapides à entraîner les gras neutres dans le processus de saponification. Ils agissent en tant que cataliseurs entraînant ainsi les autres huiles végétales dans le processus rapide de saponification.
Suzan Miller Cavitch précise que l’utilisation de pomace donne un savon plus foncé versus des huiles d’olive plus pures. Il faut aussi faire attention car il peut y avoir des réactions avec certains des autres composés qui servent à la fabrication du savon. Notamment avec certaines fragrances qui contiennent du dipropylène glycol ou bien encore avec certaines huiles essentielles pures telle que la cannelle de chine ou le clou de girofle.
La qualité des huiles d’olive de grade A ou inférieur ne semble cependant pas avoir d’incidence majeur sur les propriétés finales du savon.
Voilà, j’espère Michèle, avoir répondu à ta question. Qui sait, peut-être que ce modeste billet donnera à Zen ou à Blue ou à d’autres… l’envie d’en rédiger un plus élaboré sur le sujet !